LES SOURCES : Bréve de foot / Top mercato / Goal.com / Calciomio / Gazetta
- Fini le calme d’Emilie Romagne, maintenant Antonio Candreva joue pour la Lazio. Et dans la capitale, le calme n’existe pas. Le joueur a bien du le comprendre, il a été accueilli de manière un peu froide par les tifosi laziali. Ainsi ils ont été nombreux à déposer des messages d’insultes sur la page Facebook du joueur, le tout aggrémenté de reproches sur son amour avéré pour l’autre club de la capitale, la Roma. Une manière de souhaiter la bienvenue.
-Stefano Mauri s’est exprimé via son site officiel sur la victoire de la Lazio hier contre le Chievo (3-0) “Hier mes coéquipiers ont effectué une grande prestation. Aller gagner 3 à 0 lors d’un match à l’extérieur n’est pas une chose facile, peu importe le stade“. Petite mention spéciale de la part de Mauri pour Klose auteur d’un doublé hier “Mes félicitations à Miro… c’est un monstre!” Mauri absent depuis plus de trois mois s’est également montré très pressé de refouler les terrains “J’espère que dans peu de temps je pourrai me réjouir des victoires sur le terrain et non pas depuis mon canapé”. Le milieu de terrain laziale devrait effectuer vers le 15 février des examens pour contrôler l’évolution de sa blessure, en l’absence de complications il devrait pouvoir reprendre l’entraînement aux alentours de cette date.
- Nous vous l’annoncions il y a quelques heures, c’est désormais chose faite : Djibril Cissé quitte la Lazio seulement six mois après y avoir signé et rejoint les Queens Park Rangers. Le montant de la transaction s’élèverait à cinq millions d’euros, un petit peu moins que ce qu’avait déboursé Lotito (5,8 millions) afin de l’attirer en Serie A en juillet dernier. Les six mois de Cissé en Italie constituent sans aucun doute le plus gros échec de sa carrière (5 buts seulement en matches officiels). Peut-être parviendra-t-il à se relancer à nouveau en Angleterre et attrapera-t-il le train des bleus avant l’Euro 2012… Le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas gagné…
- Juan Pablo Carrizo est officiellement un joueur de Catania. Le gardien argentin quitte donc la Lazio pour rejoindre le club rossoazzuro où il devrait prendre la place de son compatriote Andujar.
- Cela s’est joué dans les ultimes instants du mercato, mais Cesena et la Lazio sont parvenus à un accord. Un échange de dernière minute qui voit Antonio Candreva rejoindre la capitale pendant que Simone Del Nero la quitte, direction Cesena.
- Le latéral belge Luis Cavanda quitte la Laziopour Bari (Serie B) où il a été prêté pour six mois.
- C’est une information révélée par RMC Sport ce lundi soir, la Lazio et Arsenal seraient en discussion pour conclure un échange Zarate-Arshavin. Actuellement prêté à l’Inter, l’argentin pourrait revenir dans la capitale romaine avant de faire rapidement ses bagages vers l’Angleterre. Affaire à suivre donc…
- Cela faisait un petit moment qu’on n’avait pas entendu la théorie du complot dans la bouche d’un entraîneur de Serie A. Edy Reja, le coach de la Lazio a corrigé tout ça ce soir suite à la rencontre perdue face à l’Inter en s’attardant en conférence de presse plus sur la prestation de l’arbitre Rizzoli (un des meilleurs en Italie) que sur celle de son équipe.
« Il y a deux poids et deux mesures face à certaines équipes - a-t-il dit en revoyant les images du but de Pazzini -. Il est mille fois hors-jeu sur cette action ! Ne serait-ce pas plutôt Zauri qui a merdé sur ce coup ? Je ne peux pas condamner un joueur plus qu’un autre, je dois voir l’équipe dans son intégralité. Pazzini était hors-jeu, point barre. Et ensuite, l’Inter n’a plus fait un tir cadré. La main de Lucio ? Il y a penalty. Déjà, Lucio fait une obstruction, puis il fait une main. Si on avait inversé les maillots, on nous aurait sûrement donné le penalty. Mais c’est inutile d’en reparler… – avant d’enchaîner – Klose veut couper au premier poteau, Lucio l’empêche de passer en faisant une grosse obstruction. Au départ, les deux se poussent, mais Lucio fait ensuite une faute grossière et très nette. Il y a eu deux situations et deux épisodes à décortiquer sur ce match. Et ensuite en seconde période, l’Inter n’a pas existé. Le match nul aurait été le minimum pour nous ». Il est toujours plus simple de trouver les coupables ailleurs.
- Emiliano Alfaro la nouvelle recrue de la Lazio veut prouver sa valeur “Je veux conquérir la Lazio grâce à mes performances sur le terrain, ce serait vraiment magnifique de rester à Rome“. L’ Uruguayen qui n’avait pas joué depuis le 4 décembre donne son maximum pour convaincre Reja lors des entraînements “Je suis très heureux de ce qu’il m’arrive, je dois désormais prendre ma chance et nous verrons ce qui arrivera. J’espère rester à la Lazio”. D’ailleurs il pourrait faire son apparition dimanche midi sur le banc laziale, en effet avec l’absence de nombreux joueurs il aurait convaincu Reja de l’inscrire de la feuille de match “J’espère pouvoir gagner ma place, dans l’équipe il y a déjà deux uruguayens (Gonzalez et Barretto ndlr) qui m’ont bien accueilli bien que je ne sois pas certain de rester“. En effet on parle beaucoup d’un départ en prêt pour Alfaro qui lui n’en sait rien “Je ne sais pas si je partirai en prêt, j’ai juste eu une discussion avec le coach où je lui ai expliqué à quels postes je pouvais jouer” la décision reviendra donc à Edy Reja. Mais pour lui partir s’aguerrir en prêt ne serait pas un problème “Je n’ai pas peur de devoir aller jouer dans un petit club, j’ai encore beaucoup de temps pour m’améliorer“. Alfaro est donc prêt à accepter un prêt mais il est surtout déterminé à gagner sa place. Serait-ce l’arrivée d’un nouveau concurrent pour un Djibril Cissé en manque de réussite depuis son arrivée? Seul le temps (de jeu) nous le dira.
- Gros coup dur pour la Lazio: Lorik Cana sera indisponible pendant environ deux mois et ne pourra prendre place aux treize prochains matches de son club dont les seizièmes de finale d’Europa League face à l’Atletico Madrid et le derby face à la Roma. C’est lors d’une mauvaise chute, samedi contre Siena, que l’ancien marseillais s’est blessé aux vertèbres lombaires. Il souffre d’une fracture de l’apophyse transverse des deuxième et troisième vertèbres. Edy Reja, qui si trouvait déjà confronté aux blessures persistantes de Matuzalem, Brocchi et Mauri, se voit privé d’un milieu qui avait peu joué lors de la première partie de saison mais sur lequel il comptait de plus en plus au fil des rencontres.
- Arsenal et Liverpool le voulaient, la Fiorentina l’espérait, la Lazio rêvait de l’associer à Klose. Mais Lukas Podolski ne bougera pas de Cologne cet hiver. L’international allemand, qui n’a toujours pas resigné en faveur de son club alors qu’il arrive au terme de son contrat, affolait depuis quelques semaines les rumeurs. Son amitié avec Miroslav Klose positionnait la Lazio en prétendant logique du fait de la présence d’un tel ambassadeur, mais le prolifique attaquant de la Maanschaft ne bougera pas. C’est ce qu’il a déclaré dans les colonnes de l’Express allemand. “Je ne ressens aucune pression qui pourrait dicter mon choix d’avenir. Je ne crois pas aux coups rapides sur le mercato, il faut avoir les idées claires. Je pense que tout se décidera cet été. Pour l’instant je ne pense qu’à Cologne et à l’Euro en Pologne.” Cissé peut respirer.
- La première partie des interrogatoires concernant l’affaire des matches truqués s’est conclue aujourd’hui avec celui de Luigi Sartor. Hier Gervasoni a donné les noms de joueurs qui auraient accepté de truquer les matches, parmi eux, deux de Serie A : Mauri de la Lazio et Ferrario de Lecce. Le reste jouant dans les divisions inférieures voire à l’étranger : Bertani, Mario Cassano, Acerbis, Conteh, Pellicori, Joelson, Fissore, Gritti, Turati et Perna. Les interrogatoires reprendront le 11 janvier avec Cristiano Doni, entre-temps le procureur de la fédération Palazzi a saisi les documents et s’apprête donc à ouvrir un procès sportif.
- Claudio Ranieri s’est exprimé aujourd’hui sur Mauro Zarate, l’argentin prêté à l‘Inter par la Lazio, et selon lui, le joueur ne devrait pas être conservé l’an prochain (sa clause de rachat est d’environ 15 millions d’euros !) : “Cela (son rachat, ndlr) dépend de lui mais il joue au football par périodes et ce n’est pas suffisant pour jouer dans une grande équipe ; ou alors, il faudrait qu’il joue même dans les périodes où nous n’avons pas la balle. C’est un problème mental : il ne semble pas répondre aux ordres immédiatement ; que voulez-vous je ne peux pas lui mettre un pacemaker dans le cerveau !” Le jeune argentin qui n’a pas réellement confirmé les espoirs placés en lui après son arrivée à la Lazio, aura donc intérêt à jouer avec plus de régularité s’il veut rester à l’Inter et ne pas rentrer à la Lazio où il avait des déboires avec Edy Reja.
- Djibril Cissé veut s’imposer en Italie. “J’entends beaucoup de choses sur moi en ce moment. Je vais donc clarifier la situation : je reste à la Lazio et je vais vous montrer qui je suis vraiment. Je ne suis pas un dégonflé mais un combattant et je vais vous le prouver. Merci encore pour le soutien et je suis impatient de recommencer à jouer“, a-t-il écrit sur son Twitter.
- Ici et là, on annonce Djibril Cissé en Bourgogne (voire plus loin encore) sans connaître les positions de son club actuel, la Lazio. “Auxerre ne s’est jamais manifesté pour demander Cissé et de son côté, le joueur ne nous a jamais demandé à être transféré. Ce sont les rumeurs des périodes de transferts“, a déclaré Igli Tare, le directeur sportif biancoceleste. “Tant que le joueur ne se présente pas pour nous demander à être transféré, il n’y aura aucune négociation concernant son départ. Cissé est un garçon orgueilleux et je ne pense pas qu’il partira sans s’être battu. L’expérience de Pandev et Ledesma nous a aidé, nous en avons tiré les enseignements et avons ainsi décidé de ne jamais retenir un joueur qui ne souhaite pas rester. La Lazio est un objectif, et non un point de départ“, a-t-il ajouté.
- Edy Reja a commenté avec lucidité la prestation de son équipe au terme d’un plutôt décevant Lazio-Chievo (0-0) comptant pour la première journée de serie A : “Aujourd’hui nous n’y étions pas, et nous devons remercier Bizzarri qui a contenu tous les assauts du Chievo. Nous avons certainement payé les efforts fournis en Europa League ; obtenir le nul a déjà été chanceux. Les changements ? J’ai vu que nous ne parvenions pas à trouver des espaces : nous étions trop fatigués, tant physiquement que psychologiquement. La trêve arrive au bon moment, je pense que ce fût un des pires matchs de la Lazio cette saison.“
- Edy Reja l’entraîneur de la Lazio a révélé le cadeau qu’il souhaiterait trouver à Noël sous son sapin: ” Ce n’est pas un secret, j’espère pouvoir améliorer le classement de mon équipe cette année. La Champions League? C’est un rêve, ce serait vraiment un aboutissement pour l’équipe qui s’est constamment améliorer depuis mon arrivée“. Le coach laziale a également donné une note à son équipe pour ce début de saison ”Je donnerais la note de 7+ (sur 10) pour notre rendement, et la qualité de jeu. Nous sommes parmi les équipes les plus en forme, malgré un début de championnat où nous avons perdus quelques points“. Il a conclut sur les rumeurs concernant un retour de Djibril Cissé en France (A l’AJ Auxerre) ” C’est une personne fière dans le sens il veut apporter quelque chose à l’équipe. Partout où il est allé il a toujours surpassé les difficultés qu’il a pu rencontrer ,ou les blessures qu’il a eues, qui ont certainement compliqué sa carrière. Il m’a l’air d’avoir récupéré du point de vue physique néanmoins. Il faut qu’il retrouve une une confiance en lui, afin qu’il puisse utiliser pleinement son potentiel, j’espère qu’il le fera contre le Chievo car j’ai l’intention de le faire jouer. J’espère sincèrement qu’il débloque son compteur, car une fois en confiance il pourra s’avérer très utile“.
- Hernanes le prophète de la Lazio a dévoilé deux de ses rêves à la presse “Je veux jouer la Coupe du Monde 2014 avec le Brésil, mais aussi avoir de bons résultats avec la Lazio“. Une Lazio qui selon lui est meilleure que l’an passé “L’équipe qui avait obtenu de bons résultats l’an dernier est restée, et à cette équipe sont venus s’ajouter d’autres joueurs de qualité. La lutte pour le titre ? L’équipe jouera pour gagner le titre jusqu’à la fin“. Une Lazio forte dont une force ajoutée cette année est l’inévitable Miroslav Klose “C’est un grand professionnel très modeste malgré sa grande carrière, je suis un devenu l’un de ses fans. Je le connaissais déjà mais il m’a tout de même surpris: c’est un joueur vif, technique et qui peut aussi bien marquer que servir ses coéquipiers. Ce n’est pas un attaquant qui joue seulement pour marquer, il m’a surpris“. La Lazio un club où actuellement le joueur brésilien se sent bien “Je suis très content à la Lazio je ne pense pas au futur, seulement au présent et à ma progression. Je serais très heureux de rester au club“. Hernanes conclut sur son avenir avec le Brésil “Je pense pouvoir rivaliser avec Ronaldinho et Kakà pour le poste de titulaire: j’ai jouer à diverses positions ce qui m’a permis de m’améliorer, mon objectif est d’ailleurs de continuer en ce sens. Le football est un sport où il faut bouger, ce n’est pas un sport de robot il faut savoir être polyvalent et savoir aussi quoi faire. Je pense répondre à ses critères“.
- La nouvelle a de quoi surprendre et pourtant, Djibril Cissé, l’attaquant international français de la Lazio pourrait quitter prématurément la Serie A six mois seulement après son arrivée dans le club laziale. En effet, le joueur, barré à la pointe de l’attaque biancoceleste par Klose, et le plus souvent exilé sur un côté, pourrait profiter du mercato pour trouver un club capable de lui assurer un temps de jeu important en vue de l’Euro 2012 que le joueur ne veut pas manquer. Et ce club pourrait être celui qui l’a révélé en France, l’AJ Auxerre. Une information qui a été confirmée par le président du club bourguignon Gerard Bourgouin sur l’Equipe TV. Les deux clubs sont en tractation et un accord pourrait être trouvé sur la base d’un prêt de six mois. Seul problème et non des moindres, le salaire du joueur trop important pour les caisses de l’AJA. Mais le désir de Djib de se relancer et de participer enfin à un Euro après avoir manqué les deux dernières éditions pourrait peser fort dans la balance…
- A l’issue de la partie entre la Lazio et l’Udinese (match nul 2-2), Edy Reja l’entraîneur laziale s’est exprimé au micro de Skysport sur le match « Nous avons fait notre match et je suis satisfait de la prestation de mes joueurs, surtout de celle qu’ils ont faite en seconde période . Même s’il est vrai qu’une victoire aurait été vraiment un bon résultat, qui nous aurait permis de passer devant eux (l’Udinese) au classement .Après le but du 2-1 nous avions l’occasion de tuer le match, nous nous sommes d’ailleurs créer plus d’occasion en seconde période qu’eux et nous leur avons posé des problèmes mais nous n’avons pas réussis à nous mettre à l’abri.De plus nous avons eu a faire a une équipe d’Udinese capable de revenir à tout moment exploitant la moindre erreur de notre part, ils ont d’ailleurs égalisé sur une erreur de notre défense. Avons-nous pour autant perdus deux points? Non je ne pense pas l’Udinese et la Lazio sont deux équipes qui se valent et qui sont actuellement parmis les mieux classées de SerieA et qui j’espère continueront sur cette lancée».
- Auteur d’une magnifique reprise de volée dimanche soir qui a permis à la Laziode prendre l’avantage à la 51ème minute face à l’Udinese, Miroslav Klose reste toutefois avec huit unités à son compteur. En effet, sa reprise ne semblant pas cadrée, la Lega Calcio a décidé, après avoir visionné le but de l’international allemand sous différents angles, de ne pas lui attribuer ce but contrairement aux médias transalpins et au tableau d’affichage du Stadio Olimpico. Ce n’est toutefois que partie remise pour “Miro” qui aura l’occasion dés demain soir face au Chievo de remettre les pendules à l’heure.
- Djibril Cissé est un joueur doté d’une grande force de caractère, il a surmonté par deux fois de graves doubles fractures tibia-péroné, et ce n’est pas une inefficacité devant le but qui effraie le Djib loin de là. L’attaquant de la Lazio s’est exprimé sur son twitter à son habitude “Nous sommes dans le bus vers l’aéroport ce sera un match important demain contre Lecce, nous devons gagner“. Si Cissé parle de victoire pour son équipe, sans doute aussi qu’il pense à une victoire personnelle en retrouvant le chemin des filets, le joueur n’ayant pas marquer en SerieA depuis son but lors de la seconde journée contre le Milan AC.
- L’attaquant de la Lazio Djibril Cissé a bien joué ce lundi face à Novara. Toujours pas de but, mais une combativité qui plaît aux tifosi, qui le lui ont bien rendu. Ce mardi matin, l’international français a tenu à leur transmettre un nouveau message, via Twitter comme il le fait si bien. “Je voudrais adresser un message aux tifosi de la Lazio. MERCI BEAUCOUP pour ce que vous avez fait pour moi hier soir. Cela m’a vraiment touché. Je vous promets de lutter pour vous jusqu’à la fin. Comme on dit à Rome, “Je ne lâcherai jamais”. Merci pour l’amour que vous me portez. Forza Lazio, sempre.”
- Une fois de plus, on cherche à stigmatiser la Lazio en France, un raccourci tellement facile lorsqu’un joueur de couleur rencontre des problèmes sur le terrain. Patrick Lemoine, journaliste de L’Équipe n’y est pas allé de main morte, démontrant par la même sa méconnaissance totale de la situation de Cissé à la Lazio.
Mais que s’est-il donc passé jeudi soir après le piteux match nul de la Lazio en Roumanie ? Beaucoup en parlent et instrumentalisent l’épisode mais peu de personnes ont réellement compris la colère et l’irritation de Cissé. Replongeons nous donc quarante-huit heures en arrière : après une énième prestation fantomatique, Djibril Cissé s’en prend violemment par le biais de son compte Twitter à ses détracteurs : “Tous les connards qui parlent sur moi vont bientôt regretter leurs propos, bande d’idiots. Vous allez bientôt voir qui je suis vraiment, vous allez tous avoir des regrets. Je remercie mes vrais fans pour leur soutien. Et s’il vous plait, arrêtez de m’appeler le Lion Noir, Djib, c’est mieux. Je promets aux vrais supporters que bientôt je marquerai. Bonne nuit.” Une sortie remarquée et peu élégante de la part de l’international français mais qui semble être une forte réaction aux bruits qui avaient été mis en circulation par des journalistes romains ces derniers temps et selon lesquels Cissé pensait déjà à quitter la Lazio ce qu’à, en partie, démenti indirectement le principal intéressé quelques heures plus tard en n’oubliant pas au passage de préciser qu’il n’était pas du tout énervé avec les supporters de la Lazio, toujours via son Twitter : “Je n’ai jamais insulté les supporters de la Lazio et je ne le ferai jamais. Ils m’ont soutenu depuis mon arrivée et le font encore aujourd’hui. Je ne pourrais jamais vous insulter, vous qui me soutenez, je vous respecte et je me battrai jusqu’au bout !!! Forza Lazio sempre !!!”
L’incident semble donc clos, s’il on peut vraiment parler d’incident. Toutefois, ce qui reste beaucoup moins clair et bien plus dommageable, c’est l’attitude et l’habitude de certains journalistes qui n’hésitent pas à jeter de l’huile sur le feu et à discréditer dés que possible le club de la Lazio et tous ses sympathisants. En effet, à l’aune des dernières “déclarations” de Cissé visant à calmer le jeu et surtout à démontrer qu’il n’en voulait aucunement aux tifosi laziales, comment interpréter autrement, alors, la sortie moins médiatisée mais au sens beaucoup plus lourd de Patrick Lemoine du journal L’Équipe, qui n’en est d’ailleurs pas à son premier coup d’essai ? En effet, comment un journaliste expérimenté employé par un journal aussi puissant, souverain et respectable que L’Équipe peut se permettre de s’engouffrer aussi rapidement et aussi facilement dans la brèche en affirmant sur le plateau de “l’Équipe du soir” sur l’Equipe TV que “Cissé a raison de les critiquer, les supporters de la Lazio sont des fachos. Cissé c’est un bon noir, il a rien à foutre dans un club de fachos.” S’il ne s’agit peut-être pas d’une faute professionnelle (on n’en est vraiment pas loin !), cette phrase, qui en dit long sur le message que souhaite faire passer Monsieur Lemoine concernant la Lazio, ne fait que confirmer ce qu’il avait déjà fait comprendre au moment de la signature de l’ancien auxerrois dans la capitale italienne : “Autant je partage son choix de carrière, autant la Lazio… “ On aimerait entendre le même genre de propos lorsqu’un joueur de couleur signe au PSG, au Real ou à l’OL, pour ne citer qu’eux, des clubs ayant notoirement une frange de supporters d’extrême droite.
Cela est encore plus incompréhensible quand on sait (et pour ça il suffit de s’informer un tout petit peu) que dès sa signature, Djibril Cissé est devenu une idole des supporters de la Lazio et un des chouchous du Stadio Olimpico, toujours soutenu et acclamé (par exemple lors de sa dernière entrée en jeu contre la Juventus) malgré des performances de plus en plus décevantes et une longue abstinence de buts. Des faits qui détruisent littéralement un raccourci systématique employé par certains journalistes – Patrick Lemoine en tête – consistant à stigmatiser ce club et qui ont d’ailleurs trouver en Ousmane Dabo, joueur de couleur, ancien joueur de la Lazio et international français une confirmation supplémentaire : “Les laziales racistes ? C’est quelque chose qui me fait enrager, je n’ai jamais eu de problèmes avec les supporters. Au contraire. Nous avions un rapport incroyable, il y avait un lien très fort. Idem avec Diakité, il est noir et n’a jamais eu de problèmes. À Rome si tu es fort, tu es fort, point : peu importe si tu es noir, jaune ou blanc. Cette stigmatisation de la Lazio m’énerve.” À bon entendeur…
- Auteur d’un nouveau mauvais match contre les roumains de Vaslui, Djibril Cissé s’est lâché sur son Tweeter après le match “Tous les enculés qui parlent sur moi vont bientôt regretter leurs propos, bande d’idiots. Vous allez bientôt voir qui je suis vraiment, vous allez tous avoir des regrets. Je remercie mes vrais fans pour leur soutien. Et s’il vous plait, arrêtez de m’appeler le Lion Noir, Djib, c’est mieux. Je promets aux vrais supporters que bientôt je marquerai. Bonne nuit.”
- Au vu de l’excellent intérim qu’il est en train d’assurer en défense centrale depuis les blessures de Biava et Dias, Diakité met actuellement tout le monde d’accord à la Lazio. Ses prestations de haut niveau conjuguées aux nombreuses blessures dans le secteur défensif cette saison lui permettent de jouer avec une certaine continuité, ce qui n’tait pas le cas la saison dernière (huit matches au total). Toujours est-il que ses apparitions dans le onze de départ de Reja sont de plus en plus suivies et pas seulement dans la botte puisque selon le Daily Mirror, Newcastle et plus particulièrement Tottenham seraient très intéressés par le profil de ce français originaire de la région parisienne. Des émissaires seraient d’ailleurs venus le superviser contre la Juventus samedi dernier. A un an et demi de la fin de son contrat, Diakité semble toutefois enclin à poursuivre l’aventure biancoceleste. A condition qu’on lui fasse réellement confiance, ce qui est plutôt la tendance depuis quelques temps…
- Réunis hier soir dans un restaurant branché du très chic quartier de Via Veneto, en plein cœur de Rome, les joueurs de la Lazioont célébré dignement les cent buts de captainRocchi sous le maillot biancoceleste. Pressenti comme titulaire à la place de Cissé samedi contre la Juve, Rocchi s’est présenté, tout comme le reste de l’effectif, très souriant au rendez-vous. Une occasion qui a certainement permis de souder un peu plus un groupe en grande forme et qui s’apprête à disputer un match capital pour sa saison.
- À l’approche d’un match capital pour son équipe contre la Juventus, Edy Reja l’entraîneur laziale récupère quelques joueurs de l’infirmerie : Biava, Klose et Konko se sont entraînés normalement, ils devraient tenir leurs places samedi soir. Djibril Cissé s’est remis de sa contusion à la jambe et semble être en forme, mais il devrait commencer le match en tant que remplaçant. Libor Kozak fait lui aussi son retour. En revanche André Dias et Del Nero sont indisponibles.
- Après un début de saison où Tommaso Rocchi n’a quasiment joué qu’en Europa League à part quelques minutes, contre Cagliari en SerieA le temps pour lui d’inscrire son centième but sous les couleurs biancoceleste. Son coéquipier Djibril Cisséen manque de confiance actuellement et qui serait revenu de Naples, avec une contusion à la cuisse droite pourrait débuter remplaçant. En effet hier à l’entrainement Il Capitano Rocchi aurait pris l’ascendant sur Djibril Cissé pour le match de samedi , il pourrait donc débuter son premier match de la saison de SerieA face à la Juventus aux côtés de Klose.
-Ne comptant plus depuis un petit moment déjà sur l’international serbe, Conte et la Juve aurait décidé de se séparer de Krasic pourtant acheté à prix d’or il y a tout juste un an et demi. Pressenti dans un premier temps au Borussia Dortmund, le numéro 27 de la Juve pourrait finalement débarqué dans la capitale italienne au mois de janvier prochain. A la recherche d’un milieu offensif afin de remplacer Mauri, indisponible jusqu’en mars, Krasic semble correspondre au profil recherché par les dirigeants laziali, en vue de renforcer leur équipe. Selon le quotidien Il Tempo, les émoluments du serbe n’étant pas très éloignés du seuil maximal imposé par Lotito (environ deux millions d’euros par an), Krasic pourrait arrivé sous forme de prêt lors du mercato hivernal.
- Plus les jours passent et plus l’indisponibilité de l’international italien s’allonge. Initialement prévu pour début janvier, ce qui semblait déjà une date lointaine au lendemain de sa blessure, le retour de Mauri sur les terrains de Serie A ne devrait pas intervenir avant la fin du mois de février selon son agent: “Stefano va bien, il a bon moral, il travaille avec grand enthousiasme et espère revenir le plus rapidement possible. Il arrive à marcher, il n’a plus de béquilles et on vient de lui enlever les points de suture mais on ne le reverra certainement pas avant fin février sur le pré. Nous savions que son retour à la compétition était risqué. Au mois de septembre, lorsqu’il fut victime de cette déchirure musculaire, il y avait deux solutions: soit attendre la reconstitution des tissus musculaires abimés, soit l’opération. Nous avons opté pour la première solution, qui était plus légère, mais la cicatrisation ne pouvait pas résister à la charge de travail à laquelle doivent se soumettre les joueurs de Serie A.” C’est donc un sérieux coup dur pour Reja, qui devra se passer de son vice-capitaine pendant les deux tiers de la saison, mais ça l’est tout autant pour la Nazionale de Cesare Prandelli, qui avait fait du laziale l’une des pièces maitresses de son milieu de terrain lors des qualifications pour l’Euro.
- Comme on dit “jamais deux sans trois”, c’est un nouveau problème qui se pose à Edy Reja en vue du déplacement de la Lazioà Napoli, il avait déjà perdu Klose et Dias, se voit désormais privé de Giuseppe Biava. L’entraîneur de la Lazio pourrait donc aligner un 3-4-2-1 samedi soir avec une défense composée de Stankevicius, Diakitè et Radu pour faire face à l’absence de sa paire de défenseurs centraux titulaires.
- “C’est un test final, un duel au sommet, ce ne sera donc pas une mince affaire, d’autant que je sais que Napoli est difficile à jouer à domicile“. C’est ainsi qu’Edy Reja définit la partie qui opposera demain soir son équipe, au Napoli de Mazzarri. “Les matchs contre Napoli, et contre la Juventus détermineront grandement la suite de notre saison, bien que le championnat soit encore loin d’être terminé. Si nous arrivons à obtenir des résultats positifs, on aura davantage conscience de notre potentiel, cela voudrait dire que l’équipe a réellement franchit un palier” a ajouté l’entraîneur de la Lazio. Ce match se jouera sans Dias, Biava et surtout sans Klose. “Il est indéniable que Klose est irremplaçable, mais je pense que nous avons les joueurs pour aller au San Paolo et poser des problèmes au Napoli.” Reja qui a entraîné le Napoli pendant quatre saisons, s’est aussi exprimé sur son ancien club, “Je félicite Mazzarri. Napoli a vécu un cycle avec moi, De Laurentiis et Marino, depuis le club a évolué, avec notamment l’apport de joueurs importants qui font que cette équipe peut espérer faire une bonne saison“.
- Miroslav Klose actuellement blessé, après un match Allemagne-Pays Bas où il a été capitaine, et un grand protagoniste, en étant buteur et en contribuant à deux buts; a révélé au Corriere dello Sport avoir refusé des propositions économiques importantes lors du mercato estival pour signer à la Lazio« J’aurais pu aller en Russie, pour gagner plus d’argent et jouer plus tranquillement » avoue le joueur, mais il y a plus important d’après lui«J’ai encore envie de jouer, je suis toujours heureux lors d’une victoire. J’ai besoin de me mettre à l’épreuve, la Lazio en est une, c’est un défi» Un défi qui pour l’instant est plutôt réussi, tant il est décisif dans le dispositif laziale.
- Il y a des buts qui peuvent changer le cours d’un match et parfois même le cours d’une saison. Le but de Christian Brocchi, injustement refusé à Naples le 03 avril dernier, fait assurément partie de ceux-ci. Une frappe lointaine et puissante sur laquelle ne pouvait absolument rien De Sanctis. Le ballon qui franchit la ligne d’un demi-mètre après avoir tapé la transversale, mais l’arbitre ne bronche pas. La Lazio aurait alors mené trois buts à un à vingt minutes de la fin, qui sait comment aurait pu se conclure cette rencontre et surtout la fin de saison des laziali. Personne ne peut le savoir, mais il est indéniable qu’au vu du classement final (Napoli 3ème 70 points, Udinese 4ème 66 points, Lazio 5ème 66 points), la victoire du Napoli ce jour là (4-3), a pesé très lourd dans l’attribution des places qualificatives pour la Ligue des champions. Une défaite qui, avec le recul, est encore plus difficile à avaler et à digérer pour Brocchi: “La première chose qui me revient à l’esprit quand je pense à ce match, c’est ce but non accordé. Ensuite bien sur, cette défaite qui reste en travers de la gorge et qui nous empêche, au final, de disputer la Champions League. C’est vraiment un mauvais souvenir. Si nous avions gagné, le Napoli aurait été obligé de lutter avec nous jusqu’au bout.”
- “La Lazio peut quasiment gagner tous les matchs. Nous n’avons pas encore bien exploité notre potentiel.” Ce sont les premiers mots de Edy Reja durant la conférence de presse de l’avant-match contre Parma. Il continue : “C’est important de gagner à domicile. Face à Parma, il faudra faire une prestation de haut-niveau. Je sens que l’équipe peut faire encore bien mieux, il faudra de toute de façon jouer tous les matchs à fond jusqu’à la trêve hivernale“. L’équipe de Parma est prévenue, la Lazio jouera pour prendre les trois points demain.
- Invité par les consultants de Mediaset, à la fin de la rencontre face à Catania, à s’exprimer sur l’attitude de Cisséqui, remplacé par Hernanes à la cinquante-septième minute de jeu, a directement regagné les vestiaires tête basse avant de revenir quelques minutes plus tard sur le banc de touche pour assister à la fin du match, Edy Reja a préféré faire de l’humour et ne pas accabler son attaquant, certainement énervé contre lui-même à cause de son actuel manque d’efficacité: “Oh il a du avoir une envie pressante…” a-t-il lancé en rigolant, faisant par la même occasion sourire les journalistes présents sur le plateau de la chaine privée. Un comportement qui montre bien que tout le groupe est solidaire du “lion noir”, comme on le surnomme depuis son arrivée dans la capitale italienne, et que personne au sein du club ne doute que tôt ou tard l’avant-centre des bleus va finir par tromper avec régularité les gardiens de Serie A.
- Zoom sur Miroslav Klose, le deuxième meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du Monde fait déjà l’unanimité au sein de la Lazio et s’impose comme unes des nouvelles têtes d’affiche de la Serie A. Son but lors du derby romain l’ayant également fait entré dans le cœur des tifosi laziales.
Arrivé l’été dernier sur la pointe des pieds dans la capitale italienne, Klose n’aura pas mis bien longtemps pour mettre tout le monde d’accord. Que ce soit ses adversaires, comme Totti, qui déclarait juste avant le derby “Je ne m’attendais pas à ce qu’il soit si fort, j’espère qu’il ne jouera pas dimanche”, que ses coéquipiers, comme Ledesma, qui déjà à la mi-septembre affirmait que “Miro fait partie d’une autre catégorie, aussi bien pour ce qu’il fait en match que pour ce qu’il montre à l’entrainement”. Mais tout cela, c’était bien avant cette fameuse quatre-vingt-treizième minute de dimanche soir…Bien avant cette inspiration géniale de Matuzalem qui, d’une passe piquée et liftée, envoyait sur orbite son coéquipier allemand. A ce moment là, tout le stade Olympique retenait son souffle, c’est comme si le temps s’était arrêté à Rome pendant quelques secondes. Des secondes qui ont même semblé des heures pour les supporters biancocelesti: juste le temps pour le numéro 25 de la Lazio de contrôler, armer sa frappe (ou plutôt sa passe appuyée!) et crucifier Stekekenburg d’un plat du pied assassin. Depuis lors, Klose (six buts en huit matches officiels avec la Lazio) a pris une autre dimension: il suffit de lire les gros titres qui lui ont été accordés ces jours-ci dans la presse romaine ou même de voir l’accueil que lui ont réservé plus de deux-mille supporters à l’entrainement mardi à Formello.
Mais réduire Klose à ce derby et à ce but, dont romanisti et laziali se rappelleront encore dans dix ans, pour différentes raisons, serait bien trop réducteur pour un joueur de cette classe et de cette envergure. Klose, c’est bien plus que cela: un joueur hors norme, capable de finir deux fois meilleur buteur d’une coupe du monde avec cinq réalisations à chaque fois (2002 et 2006) et d’en ajouter quatre autres dans l’escarcelle lors de la dernière, ce qui nous fait quatorze buts en trois phases finales, seulement un de moins que le détenteur du record, Ronaldo. Mais Klose, c’est encore plus que cela, puisque ces quatorze buts en coupe du monde ne sont en fait que l’arbre qui cache la forêt: Miro Klose, c’est tout simplement le deuxième meilleur buteur de tous les temps sous le maillot de la Mannschaft avec soixante-deux buts, à seulement six longueurs du mythe Gerd Müller. Et c’est en considérant tous ces aspects là que l’on comprend un peu mieux à quel point le polonais de naissance est un compétiteur. Il aurait tout à fait pu rester au Bayern en pré-retraite dorée en prenant la place de Gomez ou de Ribery en fin de match et participer à une énième ligue des champions. Mais non, Klose, c’est beaucoup trop pour se contenter de cela: c’est cette envie d’entrer complètement dans l’histoire, de laisser son empreinte en Allemagne et au niveau mondial et ce désir de dépasser Maitres Ronaldo et Müller qui l’ont justement amené à signer à la Lazio, et à réduire de moitié son salaire.
Car malgré ses trente-trois ans, Klose a encore soif de ballon, soif de victoires et surtout soif de buts, ce que peut lui offrir la Lazio et le football italien à court terme. Et par les temps qui courent, ce n’est sûrement par les amateurs du calcio qui vont s’en plaindre…
- Décidément, la petite vanne de Tottiavant le derby n’a vraiment pas plu aux laziales et à Reja, premier visé “Cette victoire est une très belle satisfaction, que nous attendions depuis longtemps, je ne pouvais pas m’imaginer un plus beau derby. Certains ont la classe et d’autres ne l’ont pas. Ceux qui ont la classe, ça se voit dans leur comportement et d’ailleurs je voudrais souligner le fair-play de Luis Enrique, je lui souhaite de devenir un excellent entraineur puisqu’il n’en est qu’à ses débuts. A la fin du match, je suis allé le saluer et je l’ai félicité. Je lui ai dit de rester convaincu de ses propres idées et de persévérer même si nous vivons dans une ville difficile pour un entraineur.”
Edy Reja : “Nous avons enfin gagné et surtout mérité d’avoir gagné un derby. J’espère que cela va me permettre de faire la paix avec les tifosi. Nous avons battu une grande équipe et nous sommes heureux car nous avons fait plaisir à beaucoup de gens. Le pénalty nous a bien sûr aidé, mais nous avons par ailleurs fait énormément de bonnes choses dans le jeu.”
Claudio Lotito : “C’est une victoire méritée. La Lazio a démontré ce soir qu’elle pouvait lutter avec n’importe quelle équipe. Ce succès vaut bien quatre derbys. Reja est l’homme qu’il faut ici, je le connaissais avant et je l’ai toujours défendu contre ses détracteurs. Nous sommes allés chercher ce succès, et je trouve que l’équipe avait un bien meilleur visage en seconde période. Nous avons produit du jeu et concrétisé nos occasions par Klose. Et même si c’est à la dernière minute j’estime que c’est mérité.“
Marchetti 6 : Match correct de Marchetti qui est délaissé part sa défense sur le but d’Osvaldo. Le reste du temps, il n’a pas eu grand chose à faire. Malheureusement, son jeu au pied laisse toujours à désirer et vient ternir sa copie.
Konko 5,5 : Très moyen dans ses montées offensives approximatives, il joue avec son physique lorsqu’il s’agit de la phase de défense. Il peut mieux faire. D’autant qu’il offre quasiment le but du 2-1 à la Roma dans les dernières secondes.
Biava 6,5 : La défense axiale de la Lazio a été mise à mal par une attaque de la Roma dangereuse sur chacune de ses occasions, si peu nombreuses furent-elles. La vitesse de Bojan et d’Osvaldo a été une bonne idée de Luis Enrique pour gêner Biava qui fait toutefois une intervention prodigieuse sur le numéro 9 romain à la demie-heure de jeu.
Dias 6 : Même constat que pour son compère de la défense. Une rencontre difficile, au combat avec Osvaldo avec qui il la joue au métier.
Radu 5,5 : Correct en défense dans sa couverture, on sent en revanche qu’il se force à faire des montées offensives et ce n’est pas beau à voir.
Gonzalez 5,5 : Il met du mordant dans son match, se battant énormément, mais il est trop imprécis dans ses gestes techniques les plus simples. Il ne gêne pas assez la possession de balle du milieu de terrain giazllorosso. Remplacé en deuxième mi-temps pour blessure.
Ledesma 6 : Souvent obligé de redescendre très bas pour jouer les ballons et essayer d’amorcer des ouvertures pour ses attaquant, mais souvent, c’est assez brouillon. En revanche, il met une vraie agressivité dans son jeu et ça fait plaisir aux supporters.
Brocchi 6,5 : Véritable homme de derby. Il a mangé les chevilles des giallorossi et ses récupérations de balle sont multiples. Il joue la malice et tombe grossièrement devant Kjaer qu’il fait expulser. Geste peu louable mais efficace, d’autant qu’il exulte suite à cette mini-faute du Danois.
Hernanès 7 : Très mobile et disponible sur tout le front de l’attaque laziale. Assurément l’homme le plus dangereux du côté des biancocelesti durant toute la rencontre, il explose en seconde période après avoir inscrit avec sang-froid le penalty égalisateur en délivrant passe sur passe à ses coéquipiers.
Cissé 5,5 : Il cherche à exploiter sa vitesse pour mettre en difficulté Kjaer, mais avec une Lazio comme en première mi-temps, il est complètement transparent. Il est meilleur en seconde période mais sa première véritable occasion arrive à la 82è minute avec une superbe reprise de volée qui frappe le montant de Stekelenburg.
Klose 7,5 : Monstrueux. En première période, c’est le seul à surveiller pour la défense de la Roma. Il est toujours en embuscade pour profiter de la première erreur de la défense giallorossa et il délivre tout un stade dans les ultimes secondes où il est encore lucide pour glisser le ballon sur la gauche du portier romain.
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Lulic 6 : Il entre à la mi-temps à la place d’un Radu, souffrant. Il a été bien meilleur que son compère, jamais pris à défaut en défense, et plutôt intéressant en contre-attaque.
Mauri 7 : On sent qu’en son absence, le jeu de la Lazio est vraiment besogneux. Dès qu’il rentre, il apporte tout de suite sa vision de jeu et ses déplacements gênent énormément les joueurs de la Roma. Il n’a pas mis longtemps à retrouver des jambes et sa qualité de centres qui aurait mérité surement meilleur sort. Sa longue blessure de plus d’un mois ne semble pas affecter ses prestation et c’est tant mieux.
Matuzalem 6,5 : Il adresse l’ouverture victorieuse à destination de Klose dans les dernières secondes du match. Il montre que le milieu de terrain actuel titulaire de la Lazio a de la concurrence sur ce banc assez bien fourni pour pouvoir jouer sur tous les tableaux, aussi bien nationaux que continentaux. Sa nouvelle coupe de cheveux le rajeunit !
Edy Reja 6,5 : Difficile de le noter. Il a été décrié pendant la semaine avec notamment des déclarations de Totti et aujourd’hui encore, il est plus spectateur qu’acteur dans cette rencontre. Si la physionomie change entre la première et la seconde période, il semblerait que M. Tagliavento y soit plus pour quelque chose que le coach laziale. Toutefois, il parvient à conjurer le mauvais sort et ça, c’est une revanche personnelle.
- Après leur victoire respective face à Cesena et Cagliari, la Lazio et le Palermo entendent confirmer cet après-midi à l’Olimpico. Si coté biancoceleste une victoire est obligatoire pour continuer de récupérer les points abandonnés face au Genoa dimanche dernier, coté rosanero, en revanche, un match nul constituerait assurément une bonne opération.
Dans son 4-3-1-2 avec milieu en losange, Reja ne pourra toujours pas compter sur Biava, Radu, Mauri toujours blessés ni sur Gonzalez qui a reçu un mauvais coup lors du déplacement à Cesena mercredi. Il récupère toutefois Lorik Cana qu’il devrait titulariser selon toutes vraisemblances en compagnie de Matuzalem et Ledesma au milieu de terrain. En attaque place encore au trio Hernanes-Cissé-Klose.
De son coté, Mangia restera fidèle à son 4-4-2 et devrait effectuer très peu de changements par rapport à la victoire obtenue face aux sardes mercredi. Les deux dernières places de titulaire se jouent de fait entre Bertolo et Ilicic au milieu et entre Pinilla et Hernandez en attaque. En revanche, pour obtenir la quatrième victoire de l’histoire du Palermo à l’Olimpico contre la Lazio, l’entraineur sicilien ne pourra pas s’appuyer sur Mantovani qui est fiévreux.
- Edy Reja s’est finalement entretenu avec la presse après les précédents agités à la Lazio. “Je vais poursuivre mais les conditions ne me conviennent pas. Ici ça critique tout le temps, ça juge pour un rien, ça ne sert à rien de faire le point et je ne vais pas revenir sur ce qui s’est passé. J’ai discuté avec le président et avec l’équipe, nous avons clarifié et j’ai décidé de continuer oui. Il y a un malaise quand je travaille dans un cadre comme celui-ci, le tableau est bon mais pas le cadre. Ici je ne dois pas seulement gagner, je dois gagner tous les matchs et avec de gros résultats.”
“On peut critiquer un entraineur c’est juste, mais je suis assez grand et expérimenté pour faire mes choix tant qu’il y a le consentement du groupe. Le public et la presse me jugent, m’évaluent mais j’évite de prendre en compte ces choses, maintenant je veux juste poursuivre. J’avais le soutien du président et un bilan positif, je termine la saison sauf si les résultats ne conviennent vraiment pas.”
“Les tifosi? J’avais discuté en juillet et on s’était promis d’enterrer la hache de guerre. S’il y a des problèmes je serai le premier à m’en excuser et à tout prendre sur moi. J’ai ma personnalité, je ne suis pas quelqu’un de naturellement sympathique et j’ai l’impression que ça se ressent. La vente de Zarate a peut-être créé de la colère mais nous avons assumé, je suis convaincu que l’on peut faire bien sans lui et nous avons de nouveaux avantages maintenant. Zarate a un grand talent et je lui souhaite de réussir à l’Inter bien sûr.”
- incroyable, l’entraineur de la Lazio Edy Reja – fatigué par la contestation des supporters biancocelesti – a décidé de présenter sa démission à son président Claudio Lotito aujourd’hui. Ce dernier a tout de suite refusé et les joueurs de la Lazio essaient de convaincre Reja que l’ont dit pour le moment moyennement convaincu de rester.
- L’attaquant argentin Mauro Zárate (24 ans) a été prêté par la SS Lazio à l’Inter Milan contre une indemnité de 2,7 M €. L’option d’achat proposée au club nerazzurro s’élève à 15 M € pour faire rester le joueur 3 années de plus. Le salaire de Zárate sera de 3 M €, sans compter les primes.
- Parma a conclu le prêt payant de Sergio Floccari, l’attaquant de la Lazio quitte donc les bords de la capitale et se relance à 29 ans. L’option d’achat s’èlève à près de 5 millions d’euros.
- Pasquale Foggia quitte la Lazio pour la Sampdoria où il arrive en prêt avec option d’achat.
- Après la Champions League voici le tirage au sort de la phase de poules de l’Europa League qui ne concerne donc que la Lazio et l’Udinese. Groupe compliqué pour l’Udinese face à l’équipe qui était tête de série N°1 l’Atletico et le Stade Rennais. C’est beaucoup plus abordable pour la Lazio.
Groupe D
Sporting Lazio FC Zurich Vaslui
- Après avoir passé les visites médicales il y a quelques jours, voici l’annonce officiel. Stephan Lichtsteiner est bel est bien un joueur de la Juventus, 10 Millions d’€ iront dans les caisses de la Lazio, le latéral droit suisse signe pour 4 ans.
- Malgré une saison enthousiasmante qui les aura vu de bout en bout en jouer les premiers rôles, les coéquipiers de Mauri finissent cinquièmes et devront se contenter de disputer l’Europa League l’an prochain. Une grosse déception à chaud mais une belle récompense tout de même pour un groupe longtemps menacé de relégation lors de la saison précédente.
A l’orée de la saison 2010-2011, alors que les rivaux giallorossi clamaient haut et fort qu’avec les arrivées de Borriello et Adriano, la Roma irait chercher le titre qui lui avait échappé de peu quelques mois plus tôt, joueurs, dirigeants et tifosi biancocelesti faisaient plutôt profil bas. Il est vrai que l’année cauchemardesque que venait de connaitre la Lazio, durant laquelle les biancocelesti furent éliminés en phase de poule d’Europa League et végétèrent pendant longtemps dans les profondeurs du classement, ne pouvait guère les inciter à rêver, à fortiori après le départ de Kolarov pour Manchester City. Pourtant, malgré une défaite inaugurale face à la Sampdoria, les hommes d’Edy Reja sont rapidement parvenus à faire l’unanimité durant les premiers mois de compétition, à l’image de leur meneur de jeu brésilien Hernanes, en accumulant de nombreuses victoires et en occupant rien de moins que la troisième place durant la trêve hivernale.
Si l’objectif secret du début de saison se nommait Europa League, il allait tout doucement évoluer au fil des rencontres et se transformer en qualification pour la “coupe aux grandes oreilles”. Toutefois, un manque évident de régularité durant le dernier quart de saison conjugué à de grossières erreurs d’arbitrage à son détriment contre les grosses écuries (à Naples, contre la Juve et lors du match aller contre la Roma) auront eu raison de l’équipe biancoceleste. En effet, il n’aura manqué qu’un tout petit point à cette Lazio version 2010-2011 pour matérialiser un rêve interdit et concrétiser de manière spectaculaire une saison assurément positive et qui restera, malgré tout, comme l’une des plus réussies depuis la reprise du club en 2004 par le président Claudio Lotito.
- Étonnante déclaration du portier uruguayen qui met un terme à son parcours avec la Lazio. “J’ai reçu des offres en Espagne mais j’ai choisi Galatasaray -a-t-il déclaré- Ils ont été très insistants et c’est le projet le plus intéressant, je ne vais pas là-bas pour l’argent mais pour le succès.” Muslera s’engagera sur un contrat de cinq années.
- La Lazio a recruté le bosniaque Senad Lulic pour 3 millions d’€, il évoluait aux Young Boys Berne. Lulic évolue au poste d’arrière-gauche voire ailier gauche dans un 343 ou 352. Il a 25 ans et a fait toute sa carrière en Suisse, il a signé pour 5 ans.
- Une information transmise par certaines indiscrétions à Gênes : Reto Ziegler aurait refusé la proposition du Milan AC. Les deux clubs semblaient avoir trouvé un accord estimée aux alentours des trois millions d’euros, l’issue en est néanmoins instable puisque le latéral suisse serait dorénavant sur les tablettes de la Lazio.
- Edy Reja est fâche, la Lazio vient de perdre le derby face à l’AS Roma et est donc éliminée de la Coupe d’Italie “La chance est toujours en faveur de la Roma, on aurait mérité plus. Le penalty ? C’est une question de millimètres mais la Roma a toujours des coups de pouce en sa faveur, regardez sur notre penalty, Juan était dernier défenseur, les choses ne vont que dans un sens… Puis il passe une brasse à Zarate “Il a des qualités techniques, mais s’il ne joue pas pour l’équipe, je le sanctionnerai.”
- Quelques heures avant le derby de coupe ce soir, la Lazio a pris le temps de présenter sa dernière recrue, il s’agit de Beppe Sculli qui arrive du Genoa et qui parle tout de suite du derby “Je suis très content d’arriver à ce moment précis, j’espère que le coach m’emmènera sur le banc, je suis motivé et prêt pour ce match, je n’ai d’ailleurs jamais marqué dans un derby mais mon premier but en Serie A je l’ai inscrit contre la Roma avec le maillot de Modena (en 2002).”
Sculli explique aussi le choix du numéro 77 qu’il portera “Mon numéro préféré est le 14, aucun rapport avec Cruyff, j’adore juste ce chiffre et 7 + 7 font 14.” Puis il salue son ex équipe “Je laisse un bout de mon cœur à Gênes, ça a été l’expérience footballistique la plus importante de ma vie, je quitte des amis aussi mais le temps de changer était venu.”
Enfin un mot sur sa nouvelle équipe “Je suis arrivé ce matin, j’ai signé le contrat, passé les visites médicales et rencontré le coach et mes coéquipiers. Reja m’a fait une excellente impression, parmi mes nouveaux coéquipiers je connais Biava et Floccari (ex pensionnaires du Genoa) ainsi que Rocchi que je connais depuis les équipe de jeunes de la Juventus.”
- Entré en cours dans la rencontre comptant pour 18ème journée de Serie A face au Genoa ce jeudi, le milieu de terrain laziale Francelino Matuzalem avait été contraint de sortir en raison d’une douleur au genou gauche. Les examens qu’il a pratiqués hier ont révélé une indisponibilité de trente jours environ.
- Capitaine de la Lazio, en l’absence de Rocchi, et auteur d’un début de saison extraordinaire qui lui a d’ailleurs permis de revenir en équipe nationale, Stefano Mauris’est présenté hier en conférence de presse devant les journalistes afin de se confier sur le début de saison de la Lazio et de se projeter sur l’affiche de la seizième journée qui se tiendra dimanche soir au stade Olympique de Turin, Juventus-Lazio: “La Juve est une grande équipe et ils ont clairement annoncé que leur objectif cette saison était le scudetto. En ce qui nous concerne, nous avons une très bonne équipe et nous souhaitons démontrer que nous sommes à leur niveau. Il faudra donc entrer en étant concentrés sur le terrain et surtout avec une une mentalité de compétiteur. Les bianconeri possèdent d’excellents éléments comme Krasic et Quagliarella qui sont dans une forme étincelante sans oublier Iaquintae Del Piero. En tous cas, je ne pense pas que le vainqueur de ce match pourra être considéré comme l’adversaire principal du Milan pour le titre, étant donné qu’il reste encore plus de vingt matches à disputer.” Quand on l’interpelle sur la victoire obtenue aux dépens de l’Inter, vendredi dernier, Mauri confesse qu’elle a fait un grand bien à son équipe: “Cette victoire a été vraiment trés importante car elle nous a fait prendre conscience que nous avons une très bonne équipe et que nous sommes en mesure de dire notre mot et de gagner contre de grandes équipes. Je pense que ce match a sans doute été le meilleur que nous ayons disputé depuis le début de la saison, même s’il est évident qu’ils jouaient avec une équipe remaniée. Nous avons vraiment donné le maximum et nous sommes restés unis. Il faut que cette victoire constitue un point de départ…” Enfin, quand on lui demande si la Lazio pourra rester tout en haut du classement jusqu’au bout voire éventuellement jouer le scudetto, le numéro six biancoceleste s’en sort avec une boutade: “Je l’ai déjà dit et je le répète, si nous gagnons le scudetto je me marie! Plus sérieusement, le Milan reste favori pour le titre, c’est évident, mais vous savez la deuxième place que nous occupons, je ne suis pas sur qu’elle soit due au hasard. Le fait d’être imprévisibles devant et de concéder très peu de buts nous aide certainement de ce point de vue.”
- Voir la Lazio et la Juventus jouer les premiers rôles dans cette Série A 2010/2011 rappelle volontiers à de nombreux observateurs les luttes sans merci que se livraient ces deux clubs pour le titre à la fin des années 90 et au début des années 2000. Pavel Nedved participa d’ailleurs activement aux succès de ces deux équipes durant cette période faste pour le championnat italien. Son transfert de la Lazio à la Juventus en plein été 2001 avait suscité surprise et colère chez tous les supporters biancocelesti. L’ancien international tchèque, qui fut l’idole de la curva nord et dont on se rappelle aujourd’hui encore volontiers à Rome comme l’un des principaux artisans du Scudetto remporté en 2000 est désormais dirigeant du club bianconero, en tant que membre du conseil d’administration de la Juventus, après y avoir joué pendant huit saisons qui furent riches en émotions. Interrogé sur le match de dimanche qui opposera, si la grève est révoquée, ses deux dernières équipes, Pavel Nedved n’a pas caché qu’il s’attend comme quand il y prenait part à “une vraie bataille, quatre-vingt-dix minutes de grande intensité!”. Quand on évoque ensuite la Lazio, le tchèque à la crinière blonde montre combien il y est resté attaché: “J’ai passé cinq saisons extraordinaires sous le maillot biancoceleste, j’y ai même remporté le Scudetto. J’espère que j’ai laissé un bon souvenir à Rome.”
- Le défenseur international roumain Stefan Radu, titulaire indiscutable au poste de latéral gauche depuis le début de saison, subira demain une intervention chirurgicale au genou droit. Gêné depuis plusieurs semaines, Radu avait décidé, en accord avec les médecins de la Lazio, de serrer les dents jusqu’à la trêve afin de repousser de quelques semaines son opération. C’est pour cette raison qu’il a joué vendredi soir, sous les yeux du sélectionneur roumain Lucescu, avec une protection sur son genou afin d’éviter d’aggraver son état au cours d’un éventuel contact avec un adversaire. Le carton jaune reçu à cinq minutes de la fin de la rencontre contre l’Inter, synonyme de suspension dimanche contre la Juventus, a toutefois changé la donne. En effet, après le match contre les bianconeri, il ne restera plus que le match à domicile contre l’autre équipe “zébrée” de Série A, l’Udinese avant la trêve. D’où l’idée d’anticiper l’opération afin de réintégrer au groupe le défenseur roumain pour le déplacement à Gènes du 6 janvier, jour de reprise du championnat.
Auteur d’un excellent début de saison à un poste qui n’est pas le sien, Radu, défenseur central de formation, serait entré dans le viseur de Pep Guardiola, pas entièrement satisfait des performances de Maxwell et Abidal depuis le début de la saison et qui apprécierait surtout la polyvalence de l’international roumain. Un observateur du club Blaugrana se serait d’ailleurs rendu à l’Olimpico, vendredi soir, afin de le voir à l’oeuvre. Même si Claudio Lotito avait jugé “satisfaisante”, au mois de novembre, la première entrevue avec l’agent du joueur pour évoquer le renouvellement de son contrat qui arrivera à terme en juin 2012, le président de la Lazio ne devra pas perdre de temps s’il ne veut pas se retrouver dans une fâcheuse situation qu’il a connue par le passé avec Giannicheda, Liverani et Dabo, tous titulaires et partis du club sans lui permette d’encaisser la moindre indemnité de transfert.
- Auteur d’un bon match incluant un très bel assist pour Zarate et le troisième but de son équipe, Hernanes s’est exprimé aux micros de Sky Sport à l’issue de la rencontre Lazio-Inter (3-1), match avancé de la 15ème journée de Serie A. « Ce fut un beau match de la part de toute l’équipe. J’ai de mon côté essayé de faire de mon mieux en apportant mon soutien en attaque et en fin de match, grâce à Dieu, j’ai moi aussi inscrit un but. Jusqu’où pouvons-nous aller ? Je ne le sais pas, mais ce qui est sûr, c’est que nous nous battrons jusqu’au bout, à la fin seulement nous verrons où nous sommes. Je ne suis pas fatigué, je suis encore jeune, mais il arrive parfois que nous ne préparions pas suffisamment bien le match et que je paraisse un peu fatigué. J’ai une perpétuelle envie de jouer dans cette période aussi belle pour toute l’équipe. »
- Alors que l’argentin de la Lazio a réalisé contre Naples, dimanche dernier, l’une de ses prestations les plus abouties depuis son arrivée en Italie, force est de constater qu’il n’a toujours pas encore convaincu tous les observateurs de la Serie A. Gros plan sur un joueur dont on attend encore la confirmation.
Quand il signa en faveur de la Lazio, en plein cœur de l’été 2008, Claudio Lotito n’hésita pas à y aller un peu fort en annonçant qu’il venait de recruter le nouveau Messi. Certes, le jeune attaquant argentin avait déjà inscrit à son palmarès un titre de champion du monde des moins de vingt ans, s’offrant d’ailleurs le luxe d’inscrire l’unique but de la finale disputée contre la République Tchèque. Certes, il avait également déjà terminé meilleur buteur du tournoi de clôture en 2005 en Argentine à l’age de dix-huit ans. Certes, Mauro Zarate semblait un joueur plein d’avenir et au potentiel prometteur. Mais pour le comparer au prodige du Nou Camp, il aurait peut-être fallu attendre un peu plus longtemps…
Pourtant les faits semblent tout de suite donner raison au président de la Lazio: à l’occasion de son premier match, Zarate surprend tout le monde et inscrit un doublé à Cagliari lors de la première journée de championnat 2008-2009 et récidive la semaine suivante en inscrivant un but somptueux face à la Sampdoria. Il réalise encore un autre but à San Siro face au Milan avant de marquer deux nouveaux buts contre le Torino lors de la sixième journée. La Lazio est alors leader du classement et la péninsule ne parle plus que de lui. Très à l’aise techniquement, il allie explosivité et rapidité d’exécution, qualités qui ne laissent au début aucune chance à ses adversaires directs. Mais l’hiver arrive et l’argentin est victime, tout comme son équipe, d’une considérable baisse de régime. Auteur de quelques buts dont deux sublimes coup-francs contre Bologna et Siena, il ne refait vraiment surface qu’au printemps, le temps pour lui de remporter son premier trophée sous ses nouvelles couleurs: la coupe d’Italie. En effet, en surprenant Buffon d’une frappe surpuissante en demi-finale, il trace à la Lazio la voie royale pour la finale qui se joue un mois plus tard au Stadio Olimpico contre la Sampdoria. Il devient le véritable artisan de la cinquième coupe d’Italie de l’histoire de la Lazio en inscrivant un nouveau but venu d’ailleurs devant le Président de la République Italienne, Giorgio Napolitano, venu remettre le trophée aux vainqueurs. Ce jour là marque sans aucun doute un tournant pour le numéro dix argentin puisqu’il représente à la fois la consécration dans sa jeune carrière et le début d’une longue traversée du désert…
Seulement prêté jusque-là par le club d’Al Saad avec option d’achat, Lotito n’a d’autre solution que de payer les vingts millions d’euros servant à le libérer de son contrat avec le club des Émirats. Il signe ainsi durant l’été 2009 un contrat de cinq ans le liant à la Lazio et devient le joueur le mieux payé de l’effectif en percevant deux millions d’euros par saison. Il en profite pour remporter un deuxième trophée, la super coupe d’Italie, à Pékin aux dépens de l’Inter mais la joie est de courte durée. Bien que buteur à plusieurs reprises en Europa League, il n’est plus le Zarate entreprenant et plein de réussite qui se baladait quelques mois plus tôt sur tous les prés de Série A. Le nouvel entraineur, Davide Ballardini, ne trouve pas la bonne formule et ne parvient pas à exploiter au mieux les qualités de l’argentin. Pis, il devient de plus en plus égoïste et prévisible et ne fait plus peur à aucun défenseur adverse. Toujours soutenu par la Curva Nord dont il reste malgré tout l’idole, il n’est plus que l’ombre de lui-même et réalise une saison médiocre avec seulement trois buts en championnat.
Alors que les principaux observateurs de Série A s’accordent pour dire durant l’été 2010 que Lotito s’est sans doute fait roulé dans la farine en investissant autant d’argent sur ce joueur, le président de la Lazio balaye d’un revers de main l’idée d’un transfert, préférant miser sur la renaissance de son protégé. Edy Reja lui accorde sa confiance mais lui demande de jouer plus en retrait afin de contribuer de manière accrue aux tâches défensives. Il marque à Vérone face au Chievo et permet à son équipe de ramener les trois points de la victoire. On croit alors au retour du vrai Zarate mais il peine à s’imposer et se retrouve vite dans l’ombre du magicien Hernanes, étant même relégué sur le banc de touche à l’occasion du derby face à l’AS Roma. Reja décide toutefois de le relancer trois jours plus tard à Cesena mais Zarate ne saisit pas sa chance et offre l’une des pires prestations de sa carrière, profitant de son remplacement pour regagner directement les vestiaires. On se dit alors qu’il risque sans doute de fréquenter le banc de touche pendant quelques temps mais Edy Reja surprend tout son monde en décidant de l’aligner une nouvelle fois, mais cette fois-ci en pointe aux cotés de Floccari. On connait la suite: Zarate donne le tournis aux défenseurs napolitains, est omniprésent dans le jeu, marque un but, donne une passe décisive à son compère en attaque et trouve même la transversale à quelques minutes du coup de sifflet final. Il crève l’écran et réalise ainsi l’un de ses meilleurs matches sous les couleurs biancoceleste.
La question désormais est de savoir si cette formidable prestation de dimanche dernier constituera seulement un énième mirage pour les tifosi de la Lazio ou si, au contraire, elle sera confirmée durant les prochaines semaines et représentera la première étape d’une renaissance qui amènera -sait-on jamais- la Lazio vers les sommets. Début de réponse, ce dimanche à 15h au Stade Ennio Tardini de Parme.
- Après une nouvelle défaite, la deuxième en trois jours, Edy Reja est revenu sur la prestation des ses joueurs, incapables de se créer des occasions de but: “Concernant le jeu, nous avons bien fait circuler le ballon, mais il est évident que sur les quatre-vingt-dix minutes, nous nous sommes créés trop peu d’occasions de but. Par rapport au derby, même si mes joueurs ont effectué une bonne prestation face à la Roma, j’ai préféré faire recours au turn-over afin d’en laisser quelques-uns au repos. Désormais, il s’agit pour nous de continuer à travailler avec la même sérénité que nous avons eue jusqu’à présent. La position que nous occupons au classement est encore excellente, nous allons donc essayer de nous reprendre et de gagner dimanche pour la venue de Naples.”
Edy Reja n’a donc pas dramatisé la situation au terme de ce nouveau revers. En revanche, il n’a pas épargné Zarate, auteur d’une prestation bien décevante, et qui semble être retombé dans ses excès d’individualisme: “Sur le plan de la condition physique, Zarate est au top de sa forme et il en profite donc pour partir avec le ballon et provoquer l’adversaire. Malheureusement il s’agit toujours de dribbles et de belles actions qui n’apportent rien au final. Par exemple, à deux reprises Floccari a fait un appel de balle dans la surface de réparation mais n’a pas reçu le ballon. Zarate est le genre de joueur qui essaie souvent de tirer de loin et de s’en sortir tout seul mais il arrive trop souvent qu’il perde le ballon et ça je ne l’accepte pas.”
- “Cette Lazio n’était ni différente, ni mauvaise”. Tel est le point de vue de Christian Brocchi, le milieu de terrain de la Lazio évoque une défaite conditionnée par l’arbitrage. “C’était un derby et nous savions que ça passait avant tout. Même en première mi-temps et même si on ne jouait pas à un très haut niveau, on s’est créé de belles occasions avec Rocchi et Hernanes. Après leur ouverture du score, on a laissé des espaces pour mettre davantage de volonté. Malheureusement certains épisodes ont influencé le résultat. Lesquels? La faute sur Mauri est évidente, c’est un fait qui m’énerve beaucoup et qui a incité le résultat. Maintenant cette perte de résultats minime peut influencer sur notre négativité. On pensait bien faire jusqu’à présent, nous n’avions perdu aucun match. La Lazio est bien là et personne n’a fait mieux qu’elle jusqu’à présent.”
Alors que l’on entend souvent dire que les derbys et les grands matches basculent sur des détails ou des décisions litigieuses, c’est exactement cela qui s’est passé aujourd’hui au stadio Olimpico, ce que Reja n’a pas manqué de faire observer aux journalistes à la sortie des vestiaires: “Je suis vraiment déçu que le match se soit joué sur certains épisodes. Cette semaine, la Roma ne voulait pas de M. Morganti comme arbitre pour ce match mais je pense que désormais, elle doit être satisfaite de ce choix. Malheureusement, cela ne sert plus à rien d’en discuter. On se rattrapera au prochain derby, ne vous inquiétez pas!”
Une fois les pendules remises à l’heure, Reja a ensuite abordé le coté technique de la rencontre: “Nous n’avons pas à rougir de notre prestation, nous sommes en plus toujours leader avec deux points d’avance sur le second. Mais c’est vrai que nous ne sommes pas bien rentrés dans le match en première période, mes joueurs n’ont pas mis l’intensité, le rythme que j’avais demandé tout au long de la semaine. Concernant Hernanes, c’est vrai que je m’attendais à quelque chose en plus sur le plan du dynamisme, peut-être que le fait de jouer son premier derby a influé. Maintenant que j’y pense, il y a eu un autre épisode, une main non sifflée de Simplicio dans la surface de réparation et je vous en parle car mes joueurs à la fin du match m’ont dit qu’il était tout simplement impossible de jouer à onze contre douze. Enfin bref, c’est le football; malheureusement des petites choses comme celles-ci peuvent décider du sort d’une rencontre…”
- Le derby de Rome n’est pas un derby comme les autres: c’est un match à part que l’on ne présente plus. Cette année encore, la 135ème stacittadina revêt une importance particulière due au surprenant début de saison des deux équipes romaines. D’un coté une Lazio inarrêtable, leader de Série A comme au bon vieux temps; de l’autre une Roma qui a enregistré des résultats en dents de scie jusqu’ici mais qui semble remonter la pente petit à petit.
Pronto ici Formello!
Lundi après-midi, Claudio Lotito a déclaré aux médias qu’il souhaitait faire de Reja“le Ferguson de la Lazio“. Cette phrase en dit long sur le bien dont pense le président de la Lazio de son entraineur. En effet, même s’il donne le sentiment de tergiverser quelques fois en attendant un peu trop pour effectuer des remplacements (comme dimanche dernier à Palerme avec Zarate), Edoardo Reja est en passe de réussir son pari. Redorer le blason d’un club qui fête ses 110 ans cette année et revenir sur le devant de la scène, à titre personnel. La victoire obtenue dimanche à Palerme a donné encore plus de conviction à son groupe. L’objectif ne change pas (une place en Europa League) mais l’équipe affiche une solidité défensive et un esprit de sacrifice qui pourraient bien lui permettre de voir un peu plus haut si ces vertus se confirment avec le temps. Avant de voir plus loin toutefois, la Lazio doit affronter son ennemi juré ce week-end, la Roma. Lors de leur dernier affrontement, une victoire des biancocelesti n’aurait assurément pas été usurpée mais la Roma se montra patiente et frappa après que Floccari eut manqué sur penalty la balle de match. Mais tout cela est de l’histoire ancienne et l’amertume du printemps a laissé place à l’enthousiasme de l’automne à Formello. Ils seront d’ailleurs plusieurs milliers, au centre d’entrainement de la Lazio, cet après-midi pour témoigner leur soutien indéfectible aux coéquipiers de Mauri. Toute l’équipe profitera ensuite de la soirée pour se retrouver autour d’une table afin de partager le diner ensemble et souder encore plus un groupe qui déjoue, pour l’instant, tous les pronostics du début de saison. Un groupe qui, cette année, s’est habitué à souffrir et à se sacrifier à l’image Mauro Zarate: “C’est vrai, en ce moment je suis obligé de jouer plus en retrait: ce n’est pas mon poste de prédilection, mais j’essaie de faire de mon mieux. Je me rends compte que c’est utile pour le bien de l’équipe donc je vais continuer à le faire”. Voilà donc le secret (qui n’en est plus un!) de la Lazio cette saison: humilité et sacrifice.
Pronto ici Trigoria!
Contrairement à la Lazio, la Roma n’a pas eu encore beaucoup de temps pour penser à la staccitadina de dimanche après-midi: match de Champion’s League à Bâle oblige, les giallorossi ont commencé à y penser seulement après avoir souffert et empoché les trois points de leur déplacement périlleux en Suisse face aux coéquipiers d’Alexander Frei. Désormais le mot d’ordre est récupération: Ranieri, qui sera privé de son capitaine Totti (suspendu), compte sur Borriello, qu’il n’a employé que vingt minutes hier soir, afin de mener l’attaque de la Louve en compagnie de Menez et Vucinic. Toutefois, l’entraineur de la Roma, qui a décidé en cours de match de replacer le français dans l’axe de l’attaque romanista, a sorti de sa manche un atout supplémentaire qui pourrait se révéler, comme hier soir, décisif lors du derby. Les deux victoires enregistrées lors des deux dernières sorties de la Roma ont fait retomber quelque peu l’atmosphère pesante qui commençait à entourer l’équipe et surtout l’entraineur qui, aux dires de certains, se trouvait sur la sellette. Le derby se présente donc sous de meilleurs auspices -par rapport à la semaine dernière- pour les giallorossi même si De Rossi s’est montré très prudent, hier soir, à la sortie des vestiaires: “Il est évident que nous jouons beaucoup mieux et puis les victoires aident forcément de ce point de vue là. Par contre nous sommes conscients de ce qu’est en train de réaliser la Lazio. Ils possèdent une plus grande qualité cette saison dans leur effectif et ils gagnent tous les matches, il faudra donc que la Roma joue d’une manière parfaite pour espérer empocher les trois points. Cela va être très difficile”. Difficile mais pas impossible, surtout s’il on considère le fait que c’est souvent l’équipe le moins bien classée qui parvient à rafler la mise lors du derby della capitale.
Pronto ici le Stadio Olimpico!
Cela risque d’en surprendre et d’en décevoir plus d’un mais l’enceinte du Foro Italico ne devrait pas afficher complet dimanche après-midi. Pour l’instant, alors que la vente n’était pas encore ouverte au grand public (elle l’est depuis ce matin), seulement 20 000 billets ont trouvé preneur auxquels il faut ajouter les 12 500 abonnés de la Lazio cette saison. La faute à qui? A plusieurs facteurs à vrai dire. En effet, rien que la Tessera del Tifoso (souscription de cette carte obligatoire pour tout abonnement cette saison) a fait reculer de moitié le nombre d’abonnés biancocelesti (presque 27 000 l’an dernier). Ensuite, le début de saison plus que moyen de la Roma ne suscite pas un grand enthousiasme de la part des tifosi romanisti (seulement 5 000 billets achetés pour l’instant). Enfin des restrictions maximales sont prévues pour l’achat d’un billet en tribune Tevere (celle que l’on voit de face à la télévision): seules les personnes de plus de 60 ans, les femmes de même que les enfants de moins de 14 ans pourront entrer dans cette tribune. Une initiative qui risque de coûter cher du point de vue du remplissage de cette tribune mais qui rappelons-le est salutaire au vu des perpétuels affrontements qui surviennent chaque année dans cette zone du stade.
La provoc’ du jour:
Elle est venue de Totti hier soir à la sortie des vestiaires aux micros de Mediaset Premium: “Qui remportera le derby? C’est la Lazio et c’est même Floccari qui marquera sur penalty!” Paolo Di Canio, qui se trouvait sur le plateau de cette même chaine en tant que consultant n’a pas hésité à usé lui aussi d’ironie pour répondre au capitaine giallorosso: “La Roma est largement favorite car Totti ne jouera pas cette fois”. Voilà le début des hostilités lancé!
- Comme à son habitude, Edy Reja, s’est présenté souriant en conférence de presse au terme de l’énième victoire enregistrée par son équipe en championnat. L’entraineur biancoceleste n’a pas manqué de mettre en exergue l’esprit de sacrifice dont ont encore fait preuve ses joueurs à l’occasion du périlleux déplacement de Palerme: “Nous avons 22 points et nous sommes en train d’obtenir d’excellents résultats. En deuxième mi-temps, nous avons beaucoup souffert mais nous avons tenu bon. On ne peut pas toujours jouer en produisant des prestations de grande qualité. Aujourd’hui, j’ai demandé à Ledesma qu’il se concentre exclusivement sur ses taches défensives afin de contrecarrer les qualités de Pastore. L’équipe a vraiment bien défendu, ils se battent et se sacrifient depuis le début de la saison, en le faisant encore aujourd’hui, de manière extraordinaire.”
Une fois revenu sur le match face aux rosanero, Reja s’est projeté un tantinet sur le derby de dimanche prochain: “Le contexte du derby est toujours un peu spécial. C’est un évènement stimulant, émotionnant, très attendu, et je ne me réfère pas seulement à l’équipe. Dans toute la ville, on perçoit clairement une atmosphère différente. Les joueurs ont une envie débordante de le gagner. L’an dernier, et je pense que vous vous en rappelez tous, nous avons perdu ce match alors que nous méritions de le gagner. Je pense qu’il y a un grand esprit de revanche qui animent ceux qui l’ont joué. Espérons que cette fois, ce sera l’inverse qui se produira”.
En tout cas, avec une telle solidité et un tel esprit de sacrifice, nul doute que la Lazio saura être à la hauteur de l’évènement dimanche après-midi.
- L’heureux buteur de la soirée a réagi à la victoire de son équipe au San Nicola. “Nous avons fait le match qu’il fallait, nous savions qu’il fallait concéder peu d’espaces à Bari. Ensuite nous avons essayé de leur faire mal à la reprise. Ce soir nous avons fait exemple de maturité. Nos ambitions ? Nous savons que le Scudetto n’est pas pour nous. L’appétit vient en mangeant, néanmoins il y a des équipes plus compétitives. Il faut poursuivre sur cette route et nous pourrons être fiers. C’est un beau moment pour moi et pour toute l’équipe.”
- La Lazio est sans aucun doute la surprise de ce début de ce saison en Italie. Premiers avec 16 points, deux d’avance sur ses poursuivants, les biancocelesti semblent portés par l’euphorie. Et cette euphorie a déjà gagné ses supporters, qui étaient plus de 3.000 hier au centre d’entraînement de Formello pour célébrer son équipe.
En plus d’être leader, la Lazio domine ses rivaux au niveau des statistiques. Et si l’on sait que les stats ne sont pas une science exacte, elles sont en tous cas un facteur indicatif non négligeable.
Le club de la Capitale est la seule équipe à avoir remporter 5 rencontres sur 7. Elle est d’ailleurs invaincue depuis le 29 août (défaite 2-0 sur le terrain de la Sampdoria lors de la première journée).
Elle est l’équipe qui a engrangé le plus de points à l’extérieur : 9 sur 12 possibles, et elle vient d’enchaîner trois victoires consécutives loin de ses bases (2-1 contre la Fiorentina, 1-0 face au Chievo et 2-0 contre Bari). Muslera n’a pas encaissé de but depuis 294 minutes, et est le gardien de but qui a subi le moins de tirs depuis le début de championnat (23).
Autre stat intéressante, les hommes d’Edy Reja sont ceux qui ont commis le moins de fautes et ont pris le moins de cartons de jaunes : 9 seulement en 7 journées.
Pour terminer, un chiffre qui pourra faire sourire les plus superstitieux. La seule fois de son histoire que la Lazio a obtenu 16 points après 7 journées, c’était en 1999-2000, saison où elle a remporté le Scudetto…
- Edy Reja s’est exprimé à la suite de la victoire de la Lazioà Bari, emportée 0-2. Ce succès permet aux biancocelesti d’être en tête du classement aujourd’hui, à deux longueurs des deux Milan : “Nous avons concédé peu de terrain à Bari, nos deux défenseurs centraux ont été bons, pas perturbés par les mouvements de leurs attaquants. Puis devant nous avons les attaquants qui peuvent résoudre les situations d’un moment à l’autre. Depuis mardi nous avons commencé à évaluer les caracteristiques de Bari, nous savions que nous avions besoin de leur concéder du terrain. Sur ce point de vue nous avons préparé le match très bien. Cette équipe a quatre joueurs importants devant. Mais nous avons besoin d’espaces, parce que exception faite de Zarate, nous ne sommes pas très rapides. Nous devons jouer sur nos caractéristiques.”
- Le milieu de terrain de la Lazio de Rome, Mourad Meghni, décide de sortir du silence et coupe court à toutes les rumeurs l’envoyant à l’étranger (au Qatar et en Ligue 1 avec les Girondins de Bordeaux): “Je préfère couper court à toutes les rumeurs. Je sais où vous voulez en venir. Pour être clair avec vous, il n’a jamais été question pour moi d’aller jouer au Qatar. Je peux encore jouer en Italie pour longtemps. Là-dessus, je crois que je suis très clair. J’aspire d’abord à honorer mon contrat avec la Lazio jusqu’en 2012. Je veux revenir en force aussi bien avec mon club qu’avec l’équipe nationale algérienne.” Le Fennec, qui est resté éloigné des terrains depuis janvier dernier, a rejoint ses coéquipiers la semaine dernière. Il se dit optimiste pour la suite: “Je me sens bien, ma blessure est guérie. Je suis optimiste et cela me donne du courage pour revenir très vite. Je crois que cet optimisme va me pousser à revenir plus vite. Moralement, je vais donc bien. Le coach était impatient de me revoir. Il voulait savoir pour quand était programmé mon retour dans le groupe. Des paroles qui me rassurent et qui m’encouragent à travailler plus afin de revenir à la compétition.”
- Le championnat reprend ses droits ce week-end, c’est l’occasion de découvrir le “mister” leader de la Serie A, Edoardo Reja surnommé Edy le doyen des entraineurs du championnat et qui est en train de réussir à relancer un des grands clubs italiens : la Lazio.
Critiqué après la défaite inaugurale lors de la première journée face à la Sampdoria, Edy Reja savoure plus que quiconque (mis à part peut-être le président Lotito!) la première place de la Lazio en championnat. Cet entraineur originaire de Gorizia, à deux pas de la frontière avec la Slovénie, et qui a fêté dimanche ses 65 ans ne pouvait pas imaginer un plus beau cadeau d’anniversaire que ce statut de leader pendant la mini-trêve internationale. Habitué à entrainer des clubs de seconde zone (Bologna, Pescara, Brescia, Lecce, Catania, Cagliari, etc…) durant toute sa carrière, c’est sur le tard et avec son passage à Naples, qu’il a amené de la Série C à la Serie A entre 2005 et 2007, qu’ Edy Reja s’est réellement fait connaitre et apprécier du grand public. Injustement remercié en avril 2009 par son ancien Président De Laurentis, au lendemain d’une défaite à domicile face…à la Lazio, le doyen des entraineur de Serie A était parti se réfugier en Croatie pour y entrainer l’Hadjuk Split, ancien club d’Alen Boksic.
Convaincu “d’avoir fait son temps” en Serie A selon ses propres dires, il tomba des nues lorsqu’il reçu un appel de Claudio Lotito au mois de février dernier, lui demandant de quitter son club d’alors afin de venir sauver une Lazio relégable et en pleine tourmente. Depuis sa prise de fonctions, la Lazio a retrouvé une identité de jeu et surtout le gout de la victoire. Adepte du 5-3-2, il n’a pas non plus hésité à tourner le dos à ses idées pour donner un meilleur équilibre à son équipe dans un 4-4-2 en losange plus à même d’exploiter les qualités techniques d’Hernanes en milieu offensif axial et la vitesse d’exécution de Floccari, Rocchi et Zarate à tour de rôle en pointe. Edy Reja doit donc vivre cette période et cette première place comme une petite revanche personnelle ou plutôt comme une seconde jeunesse pour le moins inattendue.
Interrogé ce week-end à la radio sur la sensation éprouvée ces derniers jours, il n’a pas manqué, comme à son habitude, de faire preuve d’humilité tout en reconnaissant sa volonté de rester tout en haut du classement: “Vous savez, même si on se sent bien tout en haut, nous prenons cela avec sérénité et sans excès d’enthousiasme. Nous ne dépassons pas les limites mais je trouve cela normal que les supporters profitent de ce moment et savourent cette place de leader après l’année difficile qu’ils viennent d’endurer. Bien entendu, il est évident que nous souhaitons rester premiers, mais la chose la plus importante n’est pas de partir mais plutôt d’arriver les premiers”. Au cours de son intervention, Reja n’a pas non plus hésité à mettre en avant le collectif, grande force de la Lazio cette saison: “Hernanes? Il n’est pas décisif mais il est certainement très important. En réalité, c’est le collectif qui fait la différence, le collectif qui a su relever la tete et l’esprit de groupe a permis à l’équipe de franchir un pallier important. A plusieurs reprises nous nous sommes retrouvés menés et pourtant nous sommes parvenus à revenir. En tous cas, on ne peut pas nier que l’effectif soit de qualité”.
A noter que l’un de ses plus proches amis est un certain Fabio Capello, frioulan lui aussi et avec qui il joua en club à la Spal Ferrara il y a quelques décennies. Modestie, travail, sérieux et expérience, une fois de plus, l’Italie démontre que ce sont dans les vieux pots que l’on fait les meilleurs confitures.
- Le milieu de terrain de la Lazio Cristian Ledesma (28 ans), né en Argentine et qui a épousé une Italienne est éligible depuis quelques années pour la Nazionale. Il pourrait bientôt faire ses débuts, suite aux bons résultats de son club. Prandelli a en effet déjà convoqué ses coéquipiers Mauri et Floccari. Ledesma a déclaré il y a quelques jours qu’il attendait calmement : “Je suis heureux de me savoir observé par le sélectionneur. J’espère arriver un jour moi aussi en équipe d’Italie, mais je vis ça en totale sérénité.”
Cristian Ledesma reste humble au sujet des récentes de son club : “Voir la Lazio en tête du championnat est une surprise, mais il faut reconnaître que ce groupe a énormément progressé, dimanche après dimanche. Cependant, nous ne devons pas penser au classement en ce moment, mais à maintenir cet état d’esprit et surtout penser à ceux qui ne jouent pas. On ne peut pas dire si nous sommes devenus plus forts ou plus mûrs par rapport aux dernières saisons. Seul le temps et la réalité du terrain le démontreront. Aujourd’hui nous sommes enfin tous unis et nous avons beaucoup de respect pour les non titulaires. Toute la différence est là : maintenant plus personne ne se lamente quand il ne joue pas, nous sommes tous concentrés pour le bien de la Lazio.”
- Décidément, le moral est au beau fixe du côté de Formello (le centre d’entrainement de la Lazio). Alors que l’effectif est réduit à cause des internationaux partis rejoindre leurs sélections, Bobo Vieri (ex Lazio, saison 98-99 plus précisément) est venu accompagner son vieux pote Brocchi à l’entrainement. Il a débarqué en survêtement de la Lazio et n’a pas résisté à participer à l’entrainement du jour. A 37 ans, et malgrè ses quelques kilos de trop, nul doute que cela faisait plaisir de voir Bobo “retrouver” le haut niveau le temps d’un après-midi.
Voici ses déclarations “Cela fait un moment que Brocchi me dit de venir m’entrainer avec la Lazio quand il y a la trêve, je suis venu le voir quelques jours. Je m’entraine, comme ça je perds un peu de poids. Si le terrain me manque ? Pas tant que ça, je pensais que ça aurait été pire franchement, on doit bien arrêter à un moment ou un autre. Si Floccari doit s’inquiéter ? Non c’est bon, je ne joue plus désormais, mais si je reçois un ballon devant la cage, je le met encore au fond, même si j’ai du bide…”
- Cela faisait trois ans exactement que son nom ne figurait plus sur la liste des joueurs convoqués aux rassemblements de Coverciano. Trois longues années qui correspondent à une longue traversée du désert pour Stefano Mauri. Alors qu’il est l’un des principaux artisans de la magnifique saison (3ème place) réalisée par les biancocelesti en 2006/2007, avec notamment un but marqué en retournée acrobatique face à la Roma (victoire 3-0), l’ancien joueur de l’Udinese peine à retrouver son meilleur niveau et voit même le train de l’Euro 2008 lui passer sous le nez lors de la saison suivante. Ce n’est que le début d’une tombée dans l’anonymat qui prendra finalement fin en cet été 2010. Une fin d’été qui aurait d’ailleurs pu se dessiner en Ligurie et plus précisément à Gènes pour y porter le maillot de la Sampdoria. Mais le net refus de Lotito de le laisser partir fut interprété par Mauricomme une marque de confiance à son égard: “Je tiens à remercier le président M. Lotito qui a considéré que j’étais intransférable malgré l’offre intéressante émise par la Sampdoria. Je souhaite également remercier le club qui m’a toujours témoigné sa confiance si ce n’est durant la dernière saison sous les ordres de Rossi qui avait décidé d’adopter une autre tactique. Enfin je veux remercier mon entraineur Edy Reja qui, grâce à son expérience, nous a fait prendre conscience des problèmes que nous rencontrions et que nous sommes finalement parvenus à résoudre. Bref, si je suis de retour en équipe nationale je le dois en grande partie à la Lazio“. C’est donc un Stefano Mauri retrouvé que la Lazio a laissé partir en stage à Coverciano avec les azzurri de Prandelli. Un joueur en pleine possession de ses moyens et que ce même Prandelli n’a pas hésité, lundi en conférence de presse, à qualifier de “milieu de terrain le plus en forme du championnat”. Un beau compliment que le milieu de la Lazio ne demande qu’à confirmer dés ce week-end à Belfast contre l’Irlande du Nord. Mais Mauri voit plus loin et souhaite se montrer performant sur la distance et surtout réaliser une belle saison avec son club, la Lazio: “Je pense que l’on peut arriver loin s’il on continue à produire du beau jeu. Nous nous sommes interdit de parler de Scudetto, de Champion’s League ou même de quatrième place par rapport à ce qui s’est passé la saison dernière. Nous avons une bonne équipe avec d’excellentes individualités mais nous n’avons encore rien accomplis. C’est au fil du temps que l’on pourra vérifier si cette équipe a de vraies valeurs.” Avec une telle humilité, caractéristique qui revient d’ailleurs avec insistance depuis plusieurs semaines dans les déclarations du président et de l’entraineur, on imagine mal la Lazio s’écrouler cette saison.
- A l’instar d’Edy Reja, dimanche, en conférence de presse, c’est un Claudio Lotito détendu qui est intervenu lundi au micro de l’une des nombreuses radios romaines. Le président de la Lazio est ainsi revenu sur la première place de son équipe sans oublier de mettre en exergue les valeurs qui symbolisent, selon lui, sa Lazio: “Nous avons mis sur pieds une équipe solide et compétitive, c’est indéniable, mais pour atteindre certains objectifs l’esprit de groupe est nécessaire. Je suis convaincu que si cette équipe conserve cet esprit là, elle pourra réaliser de grandes choses. J’espère vraiment que les joueurs qui entrent sur le terrain continueront à jouer pour ceux qui restent en tribune, voilà ce qu’est un esprit de groupe”.
Lotito n’hésite pas non plus à revenir sur le début de saison des deux joueurs les plus en vue jusqu’à présent, Hernanes et Mauri: “Hernanes est un joueur de grande classe et je ne vous cache pas que les négociations pour parvenir à se mettre d’accord avec son ancien club ont été exténuantes, nous avons passé presque cinq nuits blanches… En ce qui concerne Mauri, je suis très heureux pour lui qu’il retrouve l’équipe nationale car il le mérite vraiment; je me suis d’ailleurs catégoriquement opposé à son départ cet été car je croyais fermement en lui.” Enfin, le président de la Lazio ne manque pas de continuer son opération séduction auprès des tifosi laziali: “J’espère que les supporters apprécient les efforts accomplis par le club. La présence de l’aigle, qu’ils ont baptisé Olimpia (Olympe), va dans ce sens. Nous souhaitons ramener nos supporters au stade. Ils doivent constituer la valeur ajoutée de cette équipe!”
- Alors que la Lazio accomplit une excellente entame de championnat, le moins que l’on puisse dire c’est que le club adopte un profil bas. Ainsi, après les déclarations d’Edy Reja qui affirmait diamanche qu’il ferait son maximum pour que ses joueurs gardent les pieds sur terre, ce fut lundi au tour de Claudio Lotito de tempérer quelque peu les ardeurs des tifosi biancocelesti: “Nous prenons avec beaucoup de sérénité et de plaisir ce que nous sommes en train de vivre. Je tiens toutefois à rappeler que l’année dernière aussi nous nous sommes retrouvés premiers dans la foulée de notre victoire face à l’Inter en Supercoupe, et tout le monde connait la suite… Reja a raison d’affirmer qu’il manque encore 30 points pour se maintenir. Cinq matches ne sont assurément pas suffisants pour se faire une idée précise de ce que nous réserve le championnat. Tout ce qui doit nous importer pour l’instant, c’est de prendre les matches les uns après les autres et d’entrer à chaque fois sur le terrain avec humilité. Si nous parvenons à rester sereins, je suis convaincu que nous parviendrons à donner beaucoup de plaisir à nos supporters cette saison.”
C’est donc une véritable métamorphose à laquelle nous sommes en train d’assister concernant le président de la Lazio: caractérisé pendant des années par une arrogance hors du commun et un mépris manifeste à l’encontre des tifosi biancocelesti, il semblerait que Claudio Lotito ait mis un peu d’eau dans son Chianti cet été. Après l’opération séduction réussie contre le Milan -grâce à la présence d’un aigle sur la pelouse- qui a ramené plus de 45 000 spectateurs à l’Olimpico, le voilà qui se présente désormais sous un autre jour au grand public et ne joue plus les fanfarons.
Comme quoi, mieux vaut tard que jamais!
- Le président de la Lazio, Claudio Lotito, espère que la victoire 3-1 contre Bologna dimanche pourra faire retrouver le sourire aux supporters laziali qui l’ont perdu depuis quelques temps.
« C’est un bon départ à la maison pour recréer le lien de confiance avec les supporters biancocelesti. Le club est prêt à écouter tous les tifosi. J’ai d’ailleurs versé pas mal d’argent de ma poche pour renforcer cette équipe et j’espère que les supporters vont le comprendre. Pour nous, ça a été un match important ».
- Soulagé mais quelque peu tourmenté: c’est ainsi que l’on peut qualifié l’état d’esprit qui anime Edy Reja, entraineur de la Lazio, après la victoire sur BolognA. Soulagé, tout d’abord, pour la victoire obtenue dimanche après-midi, au Stadio Olimpico: “C’est vrai que nous avons rencontré de grosses difficultés en première mi-temps, mais le premier but nous a complètement libérés et ensuite tout a été plus simple.” Cependant, malgré ce premier succès en match officiel cette saison, l’entraineur Laziale se trouve déjà confronté à deux problèmes épineux: le premier concerne Francelino Matuzalem qui, non content se retrouver sur le banc des remplaçants dimanche, est rentré aux vestiaires plus tôt que ses coéquipiers prétextant un soudain mal de ventre, qu’a eu du mal à croire le staff médical de la Lazio. Mais l’insatisfaction de Matuzalem, qui fut l’un des meilleurs joueurs de la rencontre contre la Sampdoria lors de la première journée, n’est pas seulement la conséquence de sa non-titularisation contre Bologne. Elle dérive plutôt de la prise de conscience du changement tactique opéré par Reja cette saison et qui devrait le confiner au banc de touche: en effet, avec Ledesma qui occupe le rôle de sentinelle devant la défense, Mauri et Brocchi sur chacun des cotés du milieu de terrain et Hernanes en chef d’orchestre, on voit mal comment l’ancien joueur du Real Saragosse trouvera sa place dans l’équipe type cette année.
Le match de samedi soir à Florence confirmera peut-être cette tendance même si Reja n’hésite pas à promouvoir la polyvalence de son milieu brésilien et à laisser planer quelques doutes: “Francelino peut tout à fait jouer sur le coté gauche même si je doute qu’il ait 90 minutes dans les jambes“. Un autre joueur, qui n’a certainement pas une heure et demie dans les jambes et qui ne cesse de causer du tracas à son entraineur, se nomme Mauro Zarate. L’argentin n’est tout simplement plus que l’ombre du serial buteur qu’il était à son arrivée dans la capitale. Après avoir été relancé et soutenu à maintes reprises dans les journaux et sur le terrain par son entraineur, c’est un véritable désaveu auquel les spectateurs de l’Olimpico ont assisté dimanche en le voyant se faire remplacer avant même la fin de la première période. Les temps changent donc du coté de Formello qui plus est avec le retour à la compétition d’ici quelques jours pour Sergio Floccari, auteur d’une excellente deuxième partie de saison l’année dernière sous les couleurs de la Lazio. Une bonne nouvelle pour Edy Reja à la veille de se déplacer à Florence pour y affronter la Viola puis de recevoir dans la foulée le Milan, mardi soir, pour l’ouverture de la quatrième journée de Série A.
- Lorenzo De Silvestri sera titulaire ce soir pour sa première sélection avec la Nazionale, et ses pensées vont à Gabriele Sandri: “Quand j’ai su que j’allais débuter dès le coup d’envoi, j’ai pensé à beaucoup de choses, et notamment à Gabbo.” à déclaré l’ex joueur de la Lazio et ami du supporter mort sur la route du stade. Il a ensuite ajouté : “Il sera sur le terrain avec moi, son nom est écrit sur mes chaussures, et il me regardera“.
- le Président de la Lazio fait le point sur les transferts et sur les ambitions de son club, après un exercice 2009-10 catastrophique, lors d’une interview pour Dimensione Suono Roma.
ATTAQUANT. “La non-arrivée de Santa Cruz n’est pas une déception. Nous avons décidé de prendre du temps et d’attendre le mercato de janvier pour décider si oui ou non nous avons besoin d’un joueur, sachant qu’à ce poste, nous avons déjà Zarate, Floccari, Rocchi et Foggia. De plus, Hernanes est un joueur à vocation offensive, sans oublier le jeune Kozak. Nous en reparlerons donc en janvier.”
DEFENSEUR CENTRAL. “Nous avons fait un mercato en accord avec Reja. En défense, nous avons pensé qu’il était juste de ne pas intervenir, même si nous sommes déjà en train de programmer une éventuelle arrivée dans ce secteur pour le mercato de janvier”. Le patron biancoceleste confirme ensuite que l’un des joueurs qui pourrait renforcer la défense de la Lazio dans un futur proche est l’uruguayen Diego Lugano.
AMBITIONS. “Désormais, les joueurs et l’entraîneur doivent faire leurs preuves sur le terrain. Les joueurs sont nombreux mais il y a un véritable potentiel à exploiter. Arriver dans les quatre premiers ? Ne jamais dire jamais.”
ZARATE. Lors des derniers jours du mercato, une rumeur persistante envoyait Mauro Zarate du côté de Tottenham. Lotito aurait même refusé une offre de 20 millions d’euro. Il confirme : “Je ne prends pas en compte les offres sur Zarate. L’argentin est intouchable. C’est un point ferme et une référence pour l’équipe et pour le club.“